A découvrir : « Patrimoine et monuments en Tunisie 1881-1920 » de Myriam Bacha

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- dans EVASION
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« Patrimoine et monuments en Tunisie 1881-1920 » est un nouvel ouvrage de l’historienne d’art Myriam Bacha, qui vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes, dans la collection /Art et Société/, avec la contribution de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC).

L’ouvrage (377 pages), version remaniée d’une thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne (Paris IV) ayant reçu en 2009 le Prix Paul-Albert-Février décerné par l’université d’Aix-Marseille, retrace l’histoire des institutions patrimoniales en montrant comment se sont engagées la patrimonialisation, l’étude, la sauvegarde et la mise en valeur des différentes catégories de monuments entre 1881 et 1920. L’auteure montre comment un large éventail d’acteurs, constitué de fonctionnaires, de scientifiques, de sociétés savantes, d’associations, d’écrivains et de voyageurs, a pu participer à élever des sites tels que ceux de Carthage, de Dougga ainsi que les médinas tunisiennes au rang de patrimoine.

Selon l’auteure, le patrimoine de la Tunisie, d’une incroyable richesse, est tout autant constitué de monuments puniques, romains, byzantins, qu’islamiques dont certains sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques, voire inscrits sur la liste du patrimoine de l’UNESCO. Ces monuments ont d’abord suscité la curiosité des explorateurs et des voyageurs du XIXe siècle puis l’intérêt des savants européens et des autorités coloniales françaises. L’histoire de leur patrimonialisation prend ses sources bien avant l’établissement du protectorat mais c’est au début de celui-ci que sont fondées les institutions modernes, à l’origine de l’actuel Institut national du Patrimoine en Tunisie. En 1885, est ainsi créé le Service des antiquités et des arts sous l’égide du ministère français de l’Instruction publique et de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, pour étudier, sauvegarder, restaurer et mettre en valeur le patrimoine du pays. Pour ce faire, cette administration s’appuie sur une législation patrimoniale novatrice et encadre la création du musée Alaoui, aujourd’hui plus connu sous le nom de musée du Bardo.

Préfacé par le professeur Jean Gran-Aymerich, directeur de recherches au centre national de la recherche scientifique de Paris (CNRS), l’ouvrage comporte quatre grands chapitres qui structurent quatre thématiques: administrer, étudier, sauvegarder et faire connaître.

Dans un premier temps, l’auteure se penche sur les monuments tunisiens du 19ème siècle vus par les européens de la découverte à la patrimonialisation, à travers les écrits des amateurs européens, les premières recherches scientifiques et les rapports des dignitaires tunisiens et des européens sur les monuments de la Régence. « La création des institutions patrimoniales: La Blanchère ou l’Antiquité à l’honneur 1881-1892 » constitue le deuxième chapitre où le lecteur pourra découvrir le patrimoine tunisien dans les publications et dans les expositions et avoir une idée sur les premières initiatives du Service des antiquités et des arts et le financement des institutions patrimoniales remis aux autorités françaises de Tunisie.

Dans le troisième chapitre sur la mission de l’archéologue français Gauckler -faisant partie de la génération des pionniers de l’archéologie tunisienne- ou la lutte pour le maintien des institutions vers la patrimonialisation des monuments islamiques 1892-1905, l’on peut lire sur la crise institutionnelle, le renouvellement de la recherche et les moyens de la sauvegarde des monuments islamiques.

Quant au quatrième chapitre, il aborde la question de la reconnaissance officielle du patrimoine islamique 1906-1920, offrant une lecture sur le développement des musées et des mesures juridiques, les Associations et sociétés savantes et l’utilisation du patrimoine à des fins touristiques avant de donner un bilan de l’activité du Service des antiquités sous la direction de l’historien et archéologue français Alfred Merlin, ayant occupé entre 1906 et 1920, le poste de directeur du service des antiquités et considéré l’un des pionniers de l’exploration du site archéologique de Dougga entre 1901 et 1902.

Spécialiste de l’architecture tunisienne, Myriam Bacha a été chercheure à l’IRMC à Tunis (2006-2009). En 1996, elle avait soutenu à l’université Paris-Sorbonne, un mémoire sur « L’art nouveau à Tunis » sous la direction des universitaires français Bruno Foucart et Françoise Hamon. Docteure en histoire de l’art, elle a coordonné des recherches sur l’histoire de l’architecture et du patrimoine du Maghreb, sujets sur lesquels elle travaille depuis une dizaine d’années.

 

Source  : TAP

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