La Tunisie au festival international du film oriental à Genève

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Placée sous le signe de la liberté, de l’émancipation de l’âme et de l’esprit, la 7ème édition du festival international du film oriental de Genève (FIFOG) qui se tiendra du 28 avril au 6 mai 2012 sera marquée cette année par une forte présence tunisienne.

Deux longs métrages tunisiens ont été sélectionnés pour la compétition internationale à savoir «Fin décembre» du réalisateur Moez Kamoun et «Plus jamais peur» de Mourad Ben Cheikh, deux réalisateurs invités de FIFOG 2012.

Dans la catégorie des courts, le cinéma tunisien marquera sa présence dans la compétition par les deux films « Soubresauts » de Leyla Bouzid et « Le fonds du puits » de Moez Ben Hassen.

Salma Baccar présidente du jury de la compétition longs métrages

Pour la première fois, le FIFOG met en place une compétition pour récompenser les meilleurs films projetés lors du festival.  Les réalisateurs ont cette année l’occasion de voir leur travail récompensé. Des prix couronneront les oeuvres qui auront séduit les jurés de cette édition, dans les trois catégories suivantes : longs-métrages, documentaires et courts-métrages.

La réalisatrice tunisienne Salma Baccar a été choisie en tant que présidente du jury longs-métrages.

Se voulant, selon les organisateurs, une manifestation à même de présenter un autre visage de l’Orient, et de consolider les liens culturels entre celui-ci et l’Occident, des tables rondes, des rencontres et des débats sur diverses thématiques seront organisés.

Dans son message, SAMI KANAAN Conseiller administratif de la Ville de Genève (Département de la culture et du sport) a noté que le « fil rouge de cette septième édition suit les révolutions récentes qui travaillent un monde en pleine mutation. Les focales des cinéastes élargissent ou approfondissent le regard que l’on porte sur lui, mais aussi la connaissance que l’on peut en avoir ». Dans ce même esprit, Fabienne Bugnon, Directrice de l’office des droits humains à l’Etat de Genève a relevé pur sa part, que cette édition met à l’honneur la filmographie de l’Afrique du Nord, qui à l’image de la Tunisie, célèbre le premier anniversaire des différents soulèvements populaires de 2011″.

Exposition «Liberté» de l’artiste calligraphe tunisien Abderrazak Hamouda à la Maison des Arts du Grütli

Ainsi, Faut-il faire la fête de la démocratie en marche ou s’inquiéter d’une révolution qui ne tiendrait pas ses promesses et qui annoncerait des lendemains qui déchantent, sera la thématique majeure des rencontres et des débats pour essayer de trouver des réponses à ces interrogations par le biais de films récents, mais aussi grâce à des chefs-d’oeuvre classiques qui permettront de mieux comprendre les révolutions.

Par ailleurs, une attention particulière sera accordée à la section thématique « Voix et visions de femmes » qui donne la parole à des femmes engagées, parfois au péril de leur propre vie et qui se font, encore trop souvent, confisquer les bénéfices espérés de ces révoltes des peuples. Visant à montrer des films sur les femmes ou qui témoignent de leurs conditions de vie, cette section proposera au public de voir notamment le film tunisien « Fleur d’oubli » de Salma Baccar.

 Chaque année, le FIFOG invite un artiste à exposer son travail sur les murs de la Maison des Arts du Grütli. Une autre occasion de proposer un autre regard, avec une autre sensibilité, sur la réalité orientale ou occidentale. Cette édition sera consacrée à l’exposition «Liberté» de l’artiste calligraphe Abderrazak Hamouda.

Originaire de Gabès, l’artiste était en Tunisie, trois jours avant le renversement du régime de Ben Ali. Il explique la genèse de son exposition calligraphique « Liberté: « Le 14 janvier 2011, j’étais à Genève physiquement mais tout mon être était en Tunisie.  Je m’en voulais d’avoir raté ce grand jour ! Frustré au plus profond de moi-même, j’ai décidé de vivre cet événement au quotidien mais à ma manière: tous les soirs à minuit, je lançais une calligraphie qui reprenait un des slogans que le peuple tunisien a criés dans les rues. Puis d’enchaîner sur les autres révolutions arabes. A ma manière j’ai voulu écrire ces événements tellement rêvés par mon peuple ».

Il est à noter que le FIFOG est organisé par l’association du FIFOG, en collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux oeuvrant pour la diversité culturelle, la promotion du cinéma et l’intégration des étrangers en Suisse.

Source: TAP

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