TRIBE Gallery présente L’ombre du soleil, une exposition personnelle de Béchir Boussandel réunissant peintures, sculptures et aquarelles, à partir du 16 septembre 2026. Chez Béchir Boussandel, l’ombre arrive toujours en premier. Bien avant la couleur, avant qu’une figure ne se dessine, c’est elle qu’il pose sur la toile. Tout le reste, la chaleur des ocres, la densité des rouges, ces silhouettes qui vacillent sans jamais tout à fait se fixer, en découle. L’exposition ne montre pas un paysage traversé, mais son envers : celui d’un astre trop franc pour qu’on le regarde en face, dont on ne mesure la puissance qu’à ce qu’il projette au sol.
Entre Lille, Bizerte et Tunis
Né à Lille en 1984 et formé aux Beaux-Arts de Dunkerque, l’artiste a grandi entre la Tunisie et la France. Bizerte, où sa famille possède une maison, a nourri son imaginaire depuis l’enfance et reste une matrice à laquelle il revient dans son travail. Il vit aujourd’hui à Tunis, où se trouve son atelier. Il peint souvent à plat, presque comme on regarde depuis un avion, si bien que le ciel et la terre finissent par se confondre dans une même matière en fusion. Ses grands aplats de couleur ne décrivent pas un lieu précis : ils en restituent la température, la sécheresse, la vibration de l’air à midi. On y reconnaît moins un désert qu’une expérience du désert, celle qui rend toute frontière relative.
De l’astre, rien qu’une température
De ce fond incandescent surgissent des silhouettes anonymes, des outils, des objets de peu, protagonistes discrets d’un récit de déplacement et de survie. Trois sculptures prolongent cette attente : des hommes suspendus, le corps incliné comme appuyé contre un mur qui n’existe plus, écho direct de ces figures que l’on croise au bord des routes du Maghreb. Une série d’aquarelles d’oiseaux vient introduire un contrepoint plus léger, celui d’un voyage plus ancien, qui ne connaît ni papiers ni frontières.
Une reconnaissance institutionnelle internationale
Le travail de Béchir Boussandel figure dans plusieurs collections institutionnelles, dont celles du ministère de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis, du musée Deji de Shanghai, du Musée d’art contemporain africain Al Maaden et de la Fondation Montresso à Marrakech.

Avec L’ombre du soleil, TRIBE Gallery poursuit une ligne engagée dès sa fondation : celle d’un art qui pense l’identité et la mémoire comme des territoires mouvants plutôt que comme des appartenances figées.
Le vernissage se déroulera le 16 septembre à 18h en présence de l’artiste. Accès privé. Presse sur demande.
Communiqué





