Arrivée en Tunisie en 2004, Rachel Oser n’a jamais attendu que les choses viennent à elle. Mère de trois enfants, cheffe d’entreprise, bénévole dans de nombreuses associations, elle a construit au fil des années un ancrage profond dans la communauté française expatriée. Aujourd’hui, elle franchit une étape supplémentaire en portant cet engagement sur le terrain consulaire, avec une conviction simple : l’expérience du terrain vaut mieux que les grandes déclarations.
Tunisie.fr : Vous êtes installée en Tunisie depuis plus de vingt ans. Comment décririez-vous ce parcours ?
Rachel Oser : C’est un parcours qui s’est construit pas à pas, au gré des rencontres et des responsabilités que j’ai acceptées. Quand on arrive dans un pays étranger avec de jeunes enfants, on est très vite confrontée aux réalités concrètes : trouver la bonne école, comprendre le système administratif, créer du lien avec d’autres familles, etc.
Ces expériences m’ont profondément façonnée. En parallèle, j’ai développé mon activité professionnelle en tant que cheffe d’entreprise, ce qui m’a appris la rigueur, la prise de décision et l’attention aux enjeux humains. Vingt ans plus tard, je mesure la chance que j’ai eue de m’enraciner ici, et c’est ce qui nourrit mon envie de rendre à cette communauté ce qu’elle m’a donné.
Vous êtes très investie dans le milieu associatif. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
L’engagement associatif m’a tout appris, ou presque. En assumant des rôles d’administratrice et de trésorière dans des associations très variées — professionnelles, sportives, culturelles, de parents d’élèves, liées à la sécurité — j’ai développé une vision à 360 degrés des besoins de la communauté. J’ai appris à écouter avant de proposer, à fédérer plutôt qu’à imposer, à chercher des solutions concrètes plutôt qu’à me satisfaire de bonnes intentions. C’est aussi dans ce cadre que j’ai construit un réseau de confiance avec des personnes de tous horizons, ce qui est, je crois, un atout précieux pour représenter efficacement une communauté aussi diverse que la nôtre.
Qu’est-ce qui vous a finalement décidée à franchir le pas vers l’engagement consulaire ?
C’est une évidence qui s’est imposée progressivement. Après des années passées à observer, à agir localement, à recueillir les difficultés et les aspirations de nos compatriotes, j’ai compris que mon expérience pouvait être mise au service d’une action plus large. Il ne s’agit pas de politique au sens partisan du terme, mais d’utilité publique. Les Français établis à l’étranger ont des besoins spécifiques, souvent méconnus, parfois négligés. Je veux contribuer à changer cela, avec concret et avec humilité.
En tant que candidate sur la liste n°5 menée par Slim Ben Hadj Khélifa, quelles sont vos priorités si vous êtes élue ?
Ce qui me motive profondément, c’est de porter les valeurs de la liste n°5 dans les actes concrets du quotidien. Slim Ben Hadj Khélifa a construit cette liste autour d’un projet clair, ancré dans la réalité des Français de Tunisie, et je m’y reconnais pleinement.
Nos priorités sont simples mais essentielles : renforcer la solidarité au sein de la communauté, améliorer l’accès aux services consulaires, et faire en sorte que chaque Français de la circonscription se sente représenté et écouté. Je souhaite aussi travailler à une meilleure structuration du tissu associatif, pour qu’il soit encore plus efficace et visible. Et surtout, maintenir ce lien direct avec les gens, sur le terrain, parce que c’est là que se trouvent les vraies réponses. Un mandat consulaire ne se vit pas derrière un bureau : il se construit dans la proximité quotidienne.





