Homme de conviction et d’action, Rafik Ben Lamine incarne un engagement rare : celui qui s’inscrit dans la durée. Chef d’entreprise reconnu dans le secteur des équipements médicaux, président de l’UFE – Union des Français à l’Etranger – Tunisie et figure de pont entre les deux rives de la Méditerranée, il conjugue depuis plus de quarante ans expertise professionnelle et dévouement associatif. Aujourd’hui candidat sur la liste de Slim Ben Hadj Khalifa pour les élections consulaires, il met cette expérience accumulée au service des Français de Tunisie et de Libye, avec la même constance qui l’a toujours animé.
Tunisie.fr : Vous dirigez CDM, une entreprise spécialisée dans la distribution d’équipements médicaux. Qu’est-ce qui vous a conduit vers ce secteur et quelles valeurs en avez-vous tirées ?
Rafik Ben Lamine : La santé est ce qu’il y a de plus précieux pour l’être humain, et c’est précisément cette conviction profonde qui m’a orienté vers ce secteur. Ce métier exige avant tout une dimension humaine authentique : on ne peut pas l’exercer correctement sans ressentir un attachement sincère au bien-être des gens. C’est ce que je ressens au fond de moi depuis le début.
Concrètement, CDM distribue des équipements de pointe pour les blocs opératoires — tables d’opération, éclairages chirurgicaux, bras de distribution et d’anesthésie, systèmes de stérilisation, lits de réanimation — en représentant deux sociétés allemandes et une société suédoise. Nos marchés sont à 54 % dans le secteur public. Notre référence la plus visible est l’hôpital militaire de Tunis, où j’ai équipé près de 19 salles opératoires. C’est une fierté, et en toute modestie, elle me place parmi les trois premiers acteurs du secteur en Tunisie.
Ce parcours m’a appris la rigueur, le sens des responsabilités et l’exigence du service rendu — des valeurs que je transpose naturellement dans mon engagement associatif et, aujourd’hui, dans mon engagement consulaire.
En tant que Président de l’UFE Tunisie, vous portez la mission d’accueil et d’entraide de la communauté française. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous y investir aussi profondément ?
Mon histoire avec l’UFE Tunisie remonte à 1981, grâce à feu Antoine Valenza, un ami et un mentor dont je garde la mémoire avec une grande affection. Pendant des années, il a cherché à me convaincre de rejoindre le comité directeur, sans succès tant j’étais pris entre mes allers-retours entre la France et la Tunisie. Pourtant, même pendant cette période d’hésitation, je n’ai jamais cessé de payer ma cotisation annuelle. C’était une façon de rester relié, de maintenir un fil.
Finalement, j’ai franchi le pas, d’abord comme simple membre, puis en progressant pas à pas : trésorier, trésorier général, vice-président, et désormais président pour la deuxième fois consécutive. Ce parcours m’a permis de connaître l’association dans ses moindres recoins, dans ses forces comme dans ses fragilités.
Ce qui m’y retient, c’est une certitude : la vie associative ne s’improvise pas. Elle demande du temps, de l’argent, une présence constante et une disponibilité réelle. Il faut véritablement aimer ce tissu humain pour le faire avec sincérité. Et moi, j’y trouve un sens profond.
On vous décrit comme un pont naturel entre les institutions françaises et la société civile tunisienne. En quoi ce rôle est-il essentiel pour nos concitoyens expatriés ?
Ce rôle de lien est devenu, au fil du temps, une vocation à part entière. La société civile tunisienne est aujourd’hui un acteur incontournable : dynamique, engagée, souvent innovante. L’UFE entretient des relations étroites avec plusieurs de ces organisations — les femmes artisanes de Sejnane, les acteurs de l’artisanat local, la CONECT — et c’est dans ces connexions que réside une grande partie de notre valeur ajoutée.
Pour nos compatriotes expatriés, ce réseau est essentiel : il leur permet de s’inscrire dans leur pays d’accueil de manière active, de tisser des relations de confiance, et de contribuer à une dynamique commune qui dépasse les frontières communautaires. Ma priorité est de me rapprocher des associations sérieuses, transparentes dans leur gestion et porteuses de projets concrets — celles qui agissent avec intégrité, loin de toute opacité ou compromission. C’est à ces conditions que l’UFE peut jouer un rôle véritablement catalyseur, au bénéfice à la fois de la communauté française et de la société tunisienne dans son ensemble.
Pourquoi rejoindre la liste de Slim Ben Hadj Khalifa, et quelles sont vos priorités pour les Français de Tunisie et de Libye ?
Mon choix de rejoindre la liste de Slim Ben Hadj Khalifa est avant tout un choix de conviction. Cette liste porte une vision claire, ancrée dans la réalité de notre communauté, et je m’y retrouve pleinement — tant dans les priorités défendues que dans la manière de les porter : avec sérieux, écoute et sens de la responsabilité.
Slim réunit des qualités précieuses pour ce type de scrutin : l’engagement dans la durée, une expérience solide, et une capacité réelle à rassembler des profils différents autour d’un projet commun. Dans des élections consulaires où la proximité et l’efficacité priment sur les postures, ces atouts font toute la différence.
Ce que nous partageons, c’est une même volonté d’agir concrètement pour améliorer le quotidien des Français de Tunisie et de Libye — en défendant leurs intérêts avec pragmatisme, en restant à leur écoute, et en traduisant leurs préoccupations en actions réelles. C’est un choix de valeurs, un choix d’équipe, et un choix tourné vers l’avenir.





