Quinze ans au Sénégal, huit ans en Tunisie : Martine Jardin est de celles qui ont choisi de construire leur vie loin de France, au contact d’autres réalités, d’autres besoins, d’autres humanités. Ancienne cadre de l’industrie pharmaceutique, elle a mis son exigence professionnelle au service du terrain — des femmes d’Afrique de l’Ouest aux familles tunisiennes. Candidate aujourd’hui sur la liste n°5 menée par Slim Ben Hadj Khélifa, elle porte une ambition sobre et déterminée : que chaque Français de la circonscription soit écouté, accompagné et respecté.
Tunisie.fr : Votre parcours est marqué par de longues années vécues hors de France. Qu’est-ce que cela a changé dans votre regard sur le monde ?
Martine Jardin : Vivre à l’étranger, c’est accepter d’être déstabilisée, puis de se reconstruire. Quinze ans au Sénégal, puis huit ans en Tunisie : deux pays, deux cultures, deux manières d’appréhender la vie collective. Ces expériences m’ont profondément transformée. Elles m’ont appris l’humilité, l’écoute active, et la capacité à comprendre des réalités très différentes de la mienne. Elles m’ont aussi donné une compréhension intime des difficultés du quotidien que rencontrent les Français établis à l’étranger : les démarches administratives kafkaïennes, l’éloignement des services, le sentiment d’être parfois invisible. C’est ce vécu qui guide aujourd’hui mon envie d’agir.
Au Sénégal, vous êtes allée bien au-delà de votre rôle professionnel. Pouvez-vous nous parler de cet engagement de terrain ?
Au Sénégal, j’ai été touchée par la résilience des femmes et des familles, et je n’ai pas pu rester à distance. Je me suis impliquée dans des actions concrètes : soutien à des micro-finances solidaires pour permettre à des femmes de lancer de petits commerces, accompagnement en matière de santé maternelle et infantile, travail de prévention et d’accès aux soins. Ces actions n’avaient rien de spectaculaire, mais elles changeaient concrètement des vies. C’est cela qui m’a confirmé que l’utilité réelle ne se trouve pas dans les grands discours, mais dans la proximité avec les gens et dans la constance de l’action.
Depuis votre installation en Tunisie, quelles réalités vous ont le plus frappée au sein de la communauté française expatriée ?
Dès mon arrivée, j’ai été confrontée à la complexité des démarches administratives. Ce n’est pas un détail : pour beaucoup de nos compatriotes, cette complexité est source de stress réel, parfois décourageant. J’ai également observé un besoin fort de lien, de solidarité, de sentiment d’appartenance à une communauté qui vous reconnaît et vous soutient. Les Français établis à l’étranger n’attendent pas de compassion ; ils attendent de l’efficacité et du respect. C’est cette exigence légitime qui m’a poussée à vouloir améliorer concrètement la lisibilité et l’accessibilité des services consulaires.
Qu’est-ce qui vous a amenée à rejoindre la liste n°5 de Slim Ben Hadj Khélifa ?
Ce choix s’est imposé naturellement. Quand j’ai découvert le projet porté par Slim Ben Hadj Khélifa et les valeurs qui le fondent — le dialogue, le sérieux, l’engagement sincère pour l’intérêt général — j’ai reconnu quelque chose qui me ressemblait. Il ne s’agit pas de politique politicienne, mais d’une démarche citoyenne, rigoureuse et humaine. La liste n°5 n’est pas une liste de carriéristes : c’est une équipe de personnes qui connaissent le terrain et qui veulent y retourner, au service de tous. C’est dans cet esprit que je m’y suis engagée, sans hésitation.
Quelles sont les valeurs qui guident votre engagement, et ce que vous souhaitez concrètement apporter ?
La solidarité, l’écoute, la proximité et le respect du bien vivre ensemble : ces quatre piliers ne sont pas des slogans pour moi, ce sont des principes que j’ai pratiqués tout au long de ma vie. Concrètement, je veux contribuer à améliorer l’accompagnement de nos compatriotes dans leurs démarches, renforcer les actions d’entraide, soutenir les familles et les plus fragiles. Ma conviction profonde, c’est que chaque Français de l’étranger mérite d’être traité avec attention et sérieux. C’est à cela que je veux consacrer ce mandat, aux côtés de toute l’équipe de la liste n°5.






